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The big house of Lavendell

There is a big house in the city of Lavendel. Not a large or tall house, a big one. You don’t realize at first what’s wrong with it, that something is messing with you eyes. Then you notice : it’s not a matter of size but of proportions, as if it was built for giant people. It really messes up the perspective. Who lives there? No idea. They are definitively some shadows moving behind the giant curtains, but nobody answer the door. Maybe we need to knock harder…

/* Pencil doodle on A6 sketchbook – Porte-mine sur carnet A6 */

Dans la cité de Lavendel, il y a une grande maison. Ni large, ni haute, juste grande. A la regarder, on ne comprends pas ce qui coince. Puis l’on se rends compte que ce n’est pas sa taille qui dérange l’oeil, mais ses proportions. Comme si elle avait été construite pour des géants. Ça vous rends la perspective toute chose. Qui vit ici ? Aucune idée. Bien que l’on puisse apercevoir d’immenses ombres bouger derrière les rideaux, personne ne réponds à la porte. Peut-être qu’on frappe pas assez fort…

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Nice place to rest

Grandma Jeanne found the strange eyed rock while strolling a forgotten path high up in the mountains. She tried to communicate numerous times with it while she carried it back to her home, but the rock never responded to her attempts, only gazing intensely at her and blinking occasionally. Once she got back to her garden, she put it right by the stairs, so she could sip her morning coffee with it, gazing at each other.

My grandma Jeanne passed away years ago, and now I’m in charge of the cottage. I tried my best to keep the garden clean and flourishing. At first I was surprised and an bit scared by the rock. Like Grandma, I tried and tried to talk with it. Now I’m just sipping my morning tea with it, like my grandma. We keep looking at each other and that’s fine. Quite relaxing in fact. I just wish it could talk about grandma. I miss her so much.

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Mémé Jeanne a ramassé ce caillou bizarre lors d’une de ses virées en haute montagne. En le ramenant chez elle, elle essaya de communiquer avec, en vain. Le rocher se contenta de la regarder intensément avec ses grands yeux candide, clignant occasionnellement. Une fois rentrée, elle le posa à coté des escaliers du jardin, comme ça elle pouvait le regarder à loisir en prenant son café du matin.

Mémé Jeanne s’en est allée il y a de cela quelques années maintenant. C’est moi qui m’occupe de la maison désormais, et j’essaye de m’occuper du jardin du mieux que je peux. Au début, le rocher m’a vraiment surprise, et comme mémé avant moi j’ai essayé de communiquer avec à de nombreuses reprises… en vain. Je prends mon thé matinal en sa compagnie maintenant. C’est relaxant. On se zieute tels des chiens de faïence, et je me laisse aller à souhaiter qu’il puisse parler de mémé. Elle me manque tellement.

Pencil doodle on A6 sketchbook / Criterium sur carnet A6